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31.07.2007

Un extrait de la flûte enchantée de Bergman

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Un article de libé assez fielleux sur Ingmar Bergman

Le cinéaste suédois Ingmar Bergman est mort hier dans l’île de Fårö, où il vivait en solitaire depuis la mort de sa femme. Le 14 juillet 1918, quand il naît, la grande épidémie de grippe espagnole n’est pas éradiquée. Sa mère est atteinte. Le nouveau-né aussi. Il se rétablit mais reste fragile et, plus tard, multipliera les maladies. Dans Laterna Magica (1), il raconte combien son enfance fut problématique et pas seulement pour des raisons de santé. Le père est un pasteur luthérien ambitieux, qui estime que sa famille doit être un modèle. Il la soumet donc à une discipline rigoureuse. Les enfants grandissent dans l’obsession du péché. Punitions corporelles à la clé. Cette ambiance marquera l’œuvre du cinéaste.

 

 

«Le paradis».  Dans cet orage qui dure, les visites à sa grand-mère sont autant d’éclaircies. C’est elle qui l’emmène les premières fois au cinéma. Alors qu’il a 12 ans, son père lui permet de visiter les studios cinématographiques suédois de Rasunda, en banlieue de Stockholm, pour lui «le paradis». Très jeune, Bergman fréquente aussi le théâtre. Et un jour, grâce à un musicien, qui joue derrière le plateau pour une mise en scène du Songe d’August Strindberg, il pénètre dans les coulisses. et en garde un émerveillement que l’on retrouve cinquante ans plus tard dans certaines scènes de Fanny et Alexandre.
Il lit Strindberg, qu’il adore, et Dostoïevski, Balzac, Nietzsche. Aussi passionné par les femmes, il a une première liaison orageuse avec une de ses camarades de classe. En 1934, il part en séjour linguistique en Allemagne. Sa famille d’accueil est nazie. Il assiste avec elle à un meeting d’Hitler dans le grand stade de Weimar. Est conquis. Son milieu en Suède est tout aussi favorable aux thèses nazies - un de ses frères est ­même un des fondateurs du parti national-socialiste suédois. Ingmar, lui, ne changera d’avis qu’après la guerre, en découvrant des films sur la libération des camps.
Liaison.  En attendant, en 1937, il s’est inscrit en Histoire et Littérature à l’université de Stockholm. Aux cours, il préfère l’activité théâtrale, met en scène des pièces de Strindberg et de Shakespeare, fait des tentatives comme acteur puis se tourne vers la mise en scène. C’est à cette époque qu’il rompt avec sa famille, qui n’approuve ni sa vie ni sa liaison avec une jeune actrice. Lorsque la Seconde Guerre mondiale commence, Bergman est exempté de service militaire grâce à un ulcère à l’estomac. En repos chez sa grand-mère, il écrit une douzaine de pièces, monte l’une d’elles. Carl Anders Dymling, directeur de la Svensk Filmindustri, et Stina Bergman, directrice du service des scénarios, lui proposent alors d’écrire et de revoir les scénarios produits par la société, selon des méthodes inspirées par Hollywood. A cette époque, Bergman est plutôt entiché des films français de Jean Renoir, Marcel Carné, Julien Duvivier, dont la trace sera visible dans ses œuvres des années 50. Il participe à l’écriture de Tourments d’Alf Sjöberg, (Hets, 1944) et assiste au tournage.
Désormais, Ingmar Bergman veut réaliser lui-même les histoires qu’il écrit. Ce qui ne tarde pas. En 1946, c’est sa première mise en scène, avec un titre qui pourrait servir d’étendard à toute son œuvre: Crise. Il y raconte comment une jeune fille est écartelée entre ses mères biologique et adoptive, deux égoïstes. Ce sera ensuite Il pleut sur notre amour puis Ville portuaire.
En 1958, Truffaut écrit que les premiers Bergman ont ­choqué les Suédois par leur pessimisme. «On le traitait de collégien subversif, on le soupçonnait de blasphème, il irritait profondément.» Son premier succès, il l’obtient avec Musique dans les ténèbres, l’histoire d’un pianiste qui devient aveugle et ne retrouve une certaine joie de vivre que quand un rival amoureux le frappe, le traitant enfin comme un homme normal.
Conte amer.  En 1949, il tourne la Prison. D’après Roger Tailleur, le critique de Positif, c’est «le premier des films cérébraux de Bergman». Viennent ensuite la Soif, (1949) et Jeux d’été (1951), deux premiers chefs-d’œuvre. Le premier est un film incisif sur les problèmes du couple; le second, un conte amer sur les amours d’une jeune ballerine. «Si dieu existait, il faudrait lui cracher au visage», déclare Marie, la protagoniste de Jeux d’été, jouée par Maj-Britt Nilsson. L’Attente des femmes, qui suit, est inspirée par A Letter to Three Wives de Joseph Mankiewicz.
Dans un texte de 1958, François Truffaut devine une profonde connaissance du cinéma derrière ces premiers Bergman. Amour de Renoir et de Lubitsch dans deux merveilles, Une Leçon d’amour (1954) et Sourires d’une nuit d’été (1955) — peut-être le sommet du cinéma du jeune réalisateur —, et influence d’Hitchcock dans la Soif. Et Truffaut de diagnostiquer: «Comme l’œuvre d’Ophüls et de Renoir, celle de Bergman est dédiée à la femme. Et si elle évoque plutôt Ophüls que Renoir, c’est que, comme le premier, il adopte plus volontiers le point de vue des personnages féminins que celui des personnages masculins.» Sur un thème voisin, à peu près à la même époque, Tailleur note que «Bergman ignore l’amitié, ne connaît que l’autre sexe, ne conçoit de communication qu’amoureuse.»
Monika sera un film de référence pour ses admirateurs français. Négligé à sa sortie en 1953, il est loué lors de sa reprise, en 1958. Godard écrit que c’est «le film le plus original du plus original des cinéastes. Le cinéaste de l’instant. Sa caméra cherche une seule chose: saisir la seconde présente dans ce qu’elle a de plus fugitif et l’approfondir pour lui donner valeur d’éternité.» Ces années sont fertiles.
En 1957, le Septième Sceau, film surestimé, reçoit le prix spécial du jury au festival de Cannes. En 1959, les Fraises sauvages est couronné à Berlin par un ours d’or. Une véritable merveille: si sa thématique est bien connue (encore la mort et aussi l’enfer conjugal), elle est traitée avec une légèreté qui se révélera rare à l’avenir, sur une mise en scène virtuose. Notons aussi, avec Jacques Lourcelles (2), qu’au cœur de ce premier film testamentaire, il y a cette fois un personnage masculin. Isaac Borg, vieil homme traité avec subtilité par Bergman et par son interprète, le vieux maître du cinéma suédois Victor Sjöström (le réalisateur du Vent). Borg, couvert de gloire et réduit à l’état de solitaire orgueilleux, revoit son passé. Il est «sauvé» in extremis par le souvenir d’un amour vrai. Tailleur remarquait que «seul l’amour pouvait ainsi, tout comme chez Mizoguchi, enfreindre la règle de l’éphémère existentiel». Devant ce film superbe, le critique conclut en s’exclamant que «le chemin de la vie reste large ouvert devant Ingmar Bergman».
Pathos et pâté.  Pourtant, la suite de sa carrière est certes brillante, son «génie» est universellement reconnu, mais que dire de la qualité réelle des films? Ni A travers le miroir (1961), ni le Silence (1963), l’Heure du loup (1968), Passion (1969) ou Cris et chuchotements (1972), pourtant célébrés par la critique, n’échappent au pathos, à une obscurité «signifiante» et prétentieuse. Ne parlons pas d’un pâté comme l’Œuf du serpent (1977), où l’auteur règle avec enflure et confusion un compte avec son passé nazi. Ils sont peu nombreux les titres qui échappent à ce naufrage: l’intimiste, désenchanté et souvent réjouissant Scènes de la vie conjugale (1973) avec un Erland Josephson fantastique. Et trois réalisations pour la télévision qui finirent sur le grand écran: la Flûte enchantée (1975), adaptation joyeuse de Mozart, Fanny et Alexandre (1982), au départ une série télé de 312 minutes, qui recycle les souvenirs d’enfance de l’auteur et distille une admiration pour la culture juive. Et enfin Saraband, sorte de Scènes de la vie conjugale, trente ans après, qui compte deux scènes très belles. Un adieu signé en 2003 par un cinéaste qui retrouvait ainsi son sacré talent.

19.07.2007

Les dessous de vélib

Excellent article dans l'hebdo lutte ouvrière cette semaine:

"Vélos libre-service et roue de la fortune.

« Voilà comme j'aime les entreprises privées » : c'est l'hommage appuyé que le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a rendu à la société JC-Decaux lors de l'inauguration à Paris du système de mise à disposition de bicyclettes dit Vélib. L'élu a ajouté que la mise en place et l'entretien de ce nouveau service sera entièrement à la charge de l'afficheur qui versera de surcroît une redevance annuelle de 3 millions d'euros. On pourrait donc croire que Decaux fait œuvre de philanthrope en permettant à plusieurs milliers de Parisiens de redécouvrir les joies du vélo. Car l'opération coûte entre 80 et 90 millions d'euros, sans qu'on sache encore ce qu'elle rapportera. Mais le contrat de mobilier urbain que l'entreprise vient de renouveler pour dix ans avec la Ville de Paris constitue une contrepartie profitable. Les 1 628 panneaux publicitaires installés dans la capitale devraient représenter désormais, selon l'entreprise elle-même, un rapport annuel de près de 60 millions d'euros.

La fortune de Decaux s'élève aujourd'hui à 3,4 milliards d'euros. Cet homme, que le magasine américain Forbes classe au 6e rang parmi les hommes les plus riches du pays, aime à faire croire que son ascension est le résultat d'une bonne idée qu'il a eue en 1964, où il a signé son premier contrat avec la mairie de Lyon. Il fournissait gratuitement des Abribus et les entretenait, la ville l'autorisant en échange à rentabiliser son investissement par la vente des espaces publicitaires. Mais pour pouvoir s'installer dans toutes les villes, bénéficiant de concessions pour parfois plus de vingt ans ans, l'empereur des Abribus et sanisettes a su nouer de solides relations avec des élus locaux et avec des responsables au sommet de l'État, rendant mille de ces petits services qui entretiennent l'amitié.

Jusqu'au milieu des années 1990, Jean-Claude Decaux bichonnait les élus. Il les recevait dans sa propriété de 33 hectares à Plaisir dans les Yvelines, les promenait dans son avion privé, les régalait dans le décor de sa bergerie. Mais sa générosité a fini par le mener devant les tribunaux. En 1990, il fut condamné en Belgique à un an de prison avec sursis pour corruption et pour avoir illégalement financé la campagne de l'ancien maire de Liège, Édouard Close. Ses démêlés judiciaires persuadèrent Decaux « de ne plus dépenser un centime en relations publiques », comme il disait pudiquement.

Il faut croire pourtant que les bonnes relations demeurent. Le « spécialiste du mobilier urbain », à qui la réussite en France a permis de se lancer à l'échelle internationale, bénéficiera avec le Vélib parisien d'une vitrine et d'un bon coup de pédale. De quoi lui permettre d'aller proposer ses services à d'autres villes de France et d'ailleurs."0cbce05f898eae9dd11b20cc7036e822.jpg

Olivier NEUVILLE.

17.07.2007

jolene jolene JOOLEEENNE!

Je ne vous oblige pas à aimer comme moi Dolly Parton

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ou cette autre version

 

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Alain Soral,à méditer

http://www.dailymotion.com/video/x2d20t_alain-soral-egali...

09.07.2007

Ca c'est de L'opéra révolutionaire!

http://www.youtube.com/watch?v=rNqVz25jzqw&mode=relat...=

 

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