11.06.2009

Svidrigaïlov-Conh Bendit

Voici cete xtrait grandoise et terrifiant de crime et châtiment

 


Venons en à Svidrigaïlov-Conh Bendit.

"Il erra longtemps dans l'étroit et long  couloir sans trouver personne;enfin il remarqua,dans un coin sombre,entre une vieille armoire et une porte,une forme bizarre qui lui parut vivante.Il se pencha avec sa bougie et reconnut une enfant,une fille de quatre à cinq ans tout au plus,vêtue d'une robe trempée comme une lavette et qui tremblait et pleurait.Elle ne parut pas effrayée à la vue de svidrigailov,mais le regarda d'un air hébété avec ses grands yeux noirs,en reniflant de temps en temps comme il arrive aux enfants qui,après avoir pleuré longtemps commence à se consoler,avec de brefs retours de sanglots.
Le visage de l'enfant était pâle et éépuisé;elle était raidie par le froid.Mais ccomment se trouvait-elle là?Elle s'était donc cachée et n'avait pas dormi de la nuit?Elle s'anima tout d'un coup et se mit à lui raconter,de sa voix enfantine,avec une rapidité vertigineuse,une histoire où il était question d'une tasse qu'elle avait cassée et de sa mère qui allait la battre.Elle ne s'arrêtait plus....

Svidrigaïlov crut comprendre que c'était une enfant peu aimée de sa mère ,quelque cuisinière du quartier ou de l'hotel même,probablement une ivrognesse qui devait la maltraiter.L'enfant avait cassé une tasse et avait été prise d'une telle frayeur qu'elle s'était enfuie.Elle avait dû errer longtemps dehors,sous la pluis battante,pour enfin se faufiler et se cacher dans ce coin,derrière l'armoire,où elle avait passé toute la nuit en pleurant et en tremblant de froid et de peur,à la pensée qu'elle serait cruellement châtiée pour tous les méfaits dont elle s'était rendue coupable.

Il la prit dans ses bras et rentra dans sa chambre,la posa sur le lit et se mit en devoir de la déshabiller.Elle n'avait pas de bas et ses chaussures trouées étaient aussi mouillées que si elles avaient trempé toute une nuit dans une mare.Quand il lui eut ôté ses vêtements,il la coucha et l'enveloppa avec soin dans la couverture.Elle s'endormit aussitôt.Ayant terminé Svidrigaïlov retomba dans ses pensées moroses.

"De quoi me suis-je mêlé encore,songea t'il tout opressé et avec un sentiment de colère.Quelle absurdité!" Dans son irritation,il prit la bougie pour se mettre à la recherche du garcon et quitter au plus tôt l'hôtel.
"C'est une gamine!" pensa-t'il en lâchant un juron au moment où il ouvrit la porte.Mais il revint aussitôt sur ses pas pour voir si l'enfant dormait paisiblement!Il souleva la couverture avec soin.La fillete reposait comme une bienheureuse;elle s'était réchauffée et ses joues pâles avaient repris des couleurs.Mais chose étrange,cette rougeur était beaucoup plus vive que celle qu'on voit ordinairement aux enfants"."C'est la rougeur de la fièvre" pensa Svidrigaïlov,on aurait pu croire qu'elle avait bu,bu tout un verre de vin.Sese lèvres purpurines semblaient brûlantes...Mais qu'était-ce?Il lui parût parut tout à coup que les longs cils noirs de l'enfant tressaillaient et se soulevaient légèrement .Les paupières mi-closes laissèrent passer un regard aigu,malicieux et qui n'avait rien d'enfantin.La fillete faisait-elle semblant de dormir?Oui c'était bien cela!Ses petites lèvres s'ouvraient dans un sourrire et leurs coins tremblaient d'une envie de rire contenue.Mais voilà qu'elle cessait de se contraindre  et elle rit franchement;quelque chose d'effronté,de provocant frappe sur ce visage qui n'est point celui d'une enfant.C'est le vice!Ce visage est celui d'une prostituée,d'une femme vénale.Voilà que les deux yeux s'ouvrent franchement tout grands;ils enveloppent Svidrigaïlov d'un regard lascif et brûlant.Ils l'appellent,ils rient...Et cette figure a quelque chose de répugnant dans sa luxure."Comment donc à cinq ans?Songe-t-il horrifié.Mais qu'est ce donc?"Et voilà qu'elle tourne vers lui son visage enflammé;elle tend les bras..."Ah!Maudite!"s'écrie t'il épouvanté et il lève la main sur elle;mais au même instant il s'eveilla.... "

18.09.2006

Proust commentant dostoievski

"C'est une humanité plus fantastique que celle qui peuple La Ronde de nuit de Rembrandt.Et peut-être pourtant n'est elle fantastique que de la même manière,par l'éclairage et le costume,et est-elle au fond courante."

La prisonnière